Jeudi 27 août 2009
Et voici mon résumé de ce Boulogne 2009, avec la victoire de classe N4 pour Eric Meyer et moi !

Notre rallye commença dès le dimanche précédant la course, le règlement nous imposant de ne reconnaître que ce jour là ou du vendredi de la course. Bossant tout deux ce vendredi, nous allions reconnaître une semaine avant, chose qui ne nous plaisait pas trop. Nous embarquions alors la caméra durant nos recos afin de travailler durant la semaine.
Dès les premiers passages de chaque ES, une évidence apparaissait, le prologue était la plus belle ES du rallye, dommage que nous n'empruntions cette ES qu'une seule fois, alors que les habituelles ES du Boulogne allaient être à nouveau parcourues deux fois, dommage...
Bref, les ES nous allaient plus ou moins mais l'ambiance était bonne, nous avions du temps pour faire connaissance avec Eric et les recos étaient vite bouclées, et nous rentrions tôt dans l’après-midi.
Les vérifs ayant lieu à 13h50 samedi, cela ne servait à rien d'être là aux aurores. Arrivée vers 12h30/13h pour moi à Samer, alors que Eric arrivera un peu plus tard. J'en profite donc pour rejoindre l'assistance des "Frangins", qui nous feront l'assistance commune avec l'équipage Hanquiez/Mordacq.
Les acteurs du duel Meyer/Hanquiez qu'avait prévu la presse allaient donc être sous la même tonnelle !
Là aussi, je faisais la connaissance de Romain, mécano de chez 2HP Compétition. En attendant Eric, on en profitait pour faire un p'tit tour sur la voiture et prendre connaissance de quelques petites choses dont le tripmaster par exemple ou le réservoir d’eau pour le refroidissement du turbo, qu’il fallait refroidir avant le départ de l’ES ou sur le routier entre deux d’entre elles.
Une fois les vérifs passées sans encombres, nous filions à 4, avec Eric, Jonathan et Benjamin chez celui-ci afin de revoir une dernière fois nos notes. Les recos s'étant déroulées la semaine précédente, cela nous fut d'une grande aide, ne serait-ce que pour se remettre dans le bain et comparer repère des notes et repères sur route.
Le temps d’enfiler nos pyjamas de Nomex et de retourner à Samer, venait alors l'heure du départ. J'étais serein sur mes notes et ma préparation mais rouler dans une telle auto me crispait un peu alors que pourtant, j'avais déjà roulé sur la Compact ou la Celica. Sans doute ne voulais-je pas décevoir Eric, qui était là pour marquer de précieux points en vue de la Finale. Bref, j'étais un peu tendu. On me le fit d’ailleurs remarquer… « Bah alors JC ? » … Entre petit stress et hâte d’y être.. J'attaquais donc cette spéciale du samedi soir en restant très concentré, sachant très bien que si cette ES se passait bien aux notes, le reste de mon weekend se passerait tout aussi bien ou presque… et ce fut le cas.
PROLOGUE ES 1
Nous le savions, le prologue allait être difficile pour tous. Sur place, cela se confirmait, il y avait déjà des abandons alors que nous avions un petit numéro !
Là, je partais donc très concentré et tout se passa bien, malgré que nous fumes ralentis par la sortie de la seconde Sub N12 engagée sur le rallye. J’annonçais les notes qu’il se devait, puis le jump… en une fraction de seconde « on a décollé ? » puis à la fraction seconde, l’auto atterrit et se tort doucement, on a jumpé ! Puis, nous avions rattrapé le concurrent précédent lors du dernier kilomètre .Malheureusement, ce dernier km était un réel champ de bataille, caillouteux et poussiéreux… Nous ne pûmes pas doubler le concurrent. Etant dans le dernier km de l’ES, j’en prévenais Eric qui fit ce qu’il pu pour finir l’ES au cul du concurrent roulant au ralenti. A la fin de l’ES, Eric me tendait la main, satisfait de lui, de moi, de nous. J’étais rassuré, j’avais été dans le coup dès la première ES. Pour moi qui avais à cœur de briller pour mon premier rallye en N4, je n’étais pas mécontent de cette poignée de main : j’avais au moins su gérer la première ES, moi qui ait l’habitude de dire en déconnant, « la pression, je ne la subis pas, je la bois », j’avais là une petite pression avant le début du rallye… Mais l’arrivée de cette première sans encombre de mon côté me rassurait et me rendait plutôt confiant pour la suite des évènements. Nous étions deux de classe à huit dixièmes de Chrétien, reléguant Hanquiez à 11 secondes après sa sortie de route.

ES 2 et 3
L’ES de la veille s’était bien passée pour nous, du moins dans le rythme, les notes, l’attaque, malgré le fait que nous avions rattrapé le concurrent parti devant nous durant le dernier kilomètre. Nous avions passé une bonne soirée et une bonne nuit chez Eric, tranquillement et avions retravaillé les notes après une petite bouffe sympa. J’étais donc plutôt serein, même si les ES ne me plaisaient pas plus que ça, sans qu’elles ne me déplaisent non plus. Bref, j’attendais d’y être…
Dès la première ES de la journée, je restais totalement concentré, les yeux rivés sur les notes, comme la veille au soir. L’ES se passait bien et je n’entendais pas Eric me dire les « oui » qu’il aurait du faire si j’avais été à la bourre dans les notes. Première satisfaction. Mais lors du dernier freinage de l’ES pour une épingle gauche avec un freinage aveugle, Eric freinait bien, à la bonne distance mais « trop bien » ! En effet, en freinant trop droit, cela ne lui permettait pas de mettre l’auto dans l’axe du virage et il dut terminer son freinage dans l’axe de la route, ce qui était ni plus ni moins qu’un tout droit… Arrêtée à 50 cm du talus, la Sub calla alors que nous n’étions qu’à 50 mètres du flying finish, ce qui fut rageant ! Je regardais ma montre et les secondes tomber… ding… ding… ding… 10 secondes perdues !

Lors de la deuxième ES du rallye, le tableau de chasse était donné ! Nous partions à 8 dixièmes de l’équipage Chrétien au matin, et avions perdus 10 secondes dès la première ES du matin ! Derrière, nous ne savions pas quel chrono avait réalisé l’équipage Hanquiez/Mordacq, malgré leurs 11 secondes perdues la veille au soir. Nous savions que Chrétien et Hanquiez allaient être nos concurrents directs. Bref, c’était ni plus ni moins que du Banzaï qu’il fallait sortir là ! Nous attaquions donc, l’ES se passait bien mais nous perdions du temps lors du passage à l’épingle de Questrecque, comme pas mal de monde en N4. Nous faisions là le meilleur temps de classe, infligeant 3 secondes à Chrétien père et fils.
A l’arrivée au regroup, c’est dans une ambiance bon enfant que nous travaillons avec les copilotes Gwen Le Poec (Mortier) ou Antoine Brulé (Vanson) à s’échanger les temps ou à aller les chercher sur le net, merci la 3G ! Je recevais alors un sms de l’ami Jo Mordacq : c’était pour eux l’abandon sur un problème de transmission. Voilà un de nos concurrents directs en N4 qui était hors jeu ! Il nous fallait maintenant aller chercher Bruno et Arnaud Chrétien, à 6 secondes. S’en suivait un sacré bon moment avec tous les équipages de tête, en terrasse à boire un verre sous le soleil boulonnais avant de repartir pour la (déjà !) dernière boucle du rallye.


ES 4 et 5
Nous étions là dans la dernière boucle du rallye. En groupe N, Vanson était intouchable, notre boulette du matin et le concurrent rattrapé lors du prologue ne nous aidant pas à aller le chercher. En N4, Chrétien était à 6 secondes, et nous ne comptions pas lui laisser la classe ainsi ! Sans se l’avouer, sans en parler, Eric et moi avions l’objectif d’aller le chercher !
Lors de la première ES, tout se passa bien et je commençais à réellement prendre mes repères dans l’auto. Non pas que j’étais pomé avant, du tout même, mais j’étais maintenant beaucoup plus cool mais toujours concentré. Eric le sentait et m’en fit part dès l’arrivée de l’ES. En effet, j’avais pu lever les yeux et profiter de certains passages tout en envoyer les notes. Quel régal de sentir l’auto vivre, se dandiner de courbe en courbe. Eric envoyait là du lourd et je prenais mon pied à sa droite ! L’auto marchait du feu de Dieu et son comportement « ça tient mais en glisse » était un régal total !
Avant la dernière ES, nous avions 6 dixièmes d’avance sur Chrétien. Chacun des deux équipages avaient en tête une seule chose : la victoire ! Nous étions en tête mais il fallait confirmer la chose. Nous roulions à la banzaï, proprement mais efficacement, creusant l’écart à 3 secondes sur Chrétien ! Je me régalais à annoncer les notes dans un rythme posé, je prenais littéralement mon pied, c’est tout simplement bon… Et c’était là la victoire de classe ! L’objectif était atteint : Eric souhaitait marquer sur ce rallye un maximum de points pour valider sa qualification à la Finale. Nous visions le podium de classe et ce fut la victoire, parfait ! Nous terminions donc en tête de classe N4, deux de groupe N (well done à Vanson et son codriver Antoine !) et à une correcte 9ème place au général avec… 2 dixièmes d’avance sur Eddy Delair.

J’étais là très heureux de remporter cette victoire de classe, la classe N4 que j’aime tant, vous savez, les plop plop ! D’ailleurs, la Sub… whouahou quelle auto ! (J’entends Yannou qui jubile !) Stevie Nollet, habituel copilote d’Eric m’avait prévenu, cela poussait tout autant que la Celica GT4, autre auto (et baquet) que nous avons aujourd’hui en commun. Et je ne fus pas déçu ! L’Impreza WRX STI N12B est une véritable voiture de course, qu’on ne vienne pas me dire que ces groupe N n’en sont pas ! L’auto pousse totalement, le châssis se dandine un peu, mais la glisse est très progressive et non violente. L’Impreza est moins violente que la Celica GT4, normal vous me direz, logique différence entre une Groupe N et une Groupe A mais à titre de comparaison, je trouvais le châssis de la Sub plus rigide que celui la Lancer Evo 8 MR mais moins que celui de la Celica GT4. Tandis que question moteur, la Sub était plus proche de la Celica que de celui de la Mitsu, qui est lui plus linéaire. Ce fut là une vraie N12B en provenance de chez Prodrive, autant dire que c’est… une Full Spec ! Gestion de ponts, procédure de départ (qui avait quelques ratés ce weekend) etc, un régal ! J’étais là comme un gosse dans cette bagnole propre, entretenue telle un bijou, soignée, avec une finition parfaite… A chaque fois que mon regard croisait le logo Prodrive, un sourire de satisfaction et de joie s’affichait sur mon visage… Au rayon des 4 roues, j’avais jusqu’à aujourd’hui en référence la Celica, mais j’ai bien peur que la japonaise de Mr Toyoda vient d’être détrôner en mon fort intérieur par la japonaise du Fuji Heavy Industries !
J’ai maintenant hâte de retrouver un tel baquet avec Eric à ma gauche, car réellement, il fut là, un de mes plus sympas et efficaces pilotes que j’ai eu en 4 ans de copilote.
Merci donc à Eric et sa famille.
Merci aux « frangins », l’équipe 2HP et Romain.
Merci à Delphine Brigaudeau. Grâce à elle, j’ai pu « foutre ma cagoule ! »
Merci à Maxence pour le sticker (il comprendra).
Merci à la famille, aux potes pour leur soutien.
Merci à vous d'avoir lu jusqu'au bout !
A bientôt,
Jean-Charles

Notre rallye commença dès le dimanche précédant la course, le règlement nous imposant de ne reconnaître que ce jour là ou du vendredi de la course. Bossant tout deux ce vendredi, nous allions reconnaître une semaine avant, chose qui ne nous plaisait pas trop. Nous embarquions alors la caméra durant nos recos afin de travailler durant la semaine.
Dès les premiers passages de chaque ES, une évidence apparaissait, le prologue était la plus belle ES du rallye, dommage que nous n'empruntions cette ES qu'une seule fois, alors que les habituelles ES du Boulogne allaient être à nouveau parcourues deux fois, dommage...
Bref, les ES nous allaient plus ou moins mais l'ambiance était bonne, nous avions du temps pour faire connaissance avec Eric et les recos étaient vite bouclées, et nous rentrions tôt dans l’après-midi.
Les vérifs ayant lieu à 13h50 samedi, cela ne servait à rien d'être là aux aurores. Arrivée vers 12h30/13h pour moi à Samer, alors que Eric arrivera un peu plus tard. J'en profite donc pour rejoindre l'assistance des "Frangins", qui nous feront l'assistance commune avec l'équipage Hanquiez/Mordacq.
Les acteurs du duel Meyer/Hanquiez qu'avait prévu la presse allaient donc être sous la même tonnelle !
Là aussi, je faisais la connaissance de Romain, mécano de chez 2HP Compétition. En attendant Eric, on en profitait pour faire un p'tit tour sur la voiture et prendre connaissance de quelques petites choses dont le tripmaster par exemple ou le réservoir d’eau pour le refroidissement du turbo, qu’il fallait refroidir avant le départ de l’ES ou sur le routier entre deux d’entre elles.
Une fois les vérifs passées sans encombres, nous filions à 4, avec Eric, Jonathan et Benjamin chez celui-ci afin de revoir une dernière fois nos notes. Les recos s'étant déroulées la semaine précédente, cela nous fut d'une grande aide, ne serait-ce que pour se remettre dans le bain et comparer repère des notes et repères sur route.
Le temps d’enfiler nos pyjamas de Nomex et de retourner à Samer, venait alors l'heure du départ. J'étais serein sur mes notes et ma préparation mais rouler dans une telle auto me crispait un peu alors que pourtant, j'avais déjà roulé sur la Compact ou la Celica. Sans doute ne voulais-je pas décevoir Eric, qui était là pour marquer de précieux points en vue de la Finale. Bref, j'étais un peu tendu. On me le fit d’ailleurs remarquer… « Bah alors JC ? » … Entre petit stress et hâte d’y être.. J'attaquais donc cette spéciale du samedi soir en restant très concentré, sachant très bien que si cette ES se passait bien aux notes, le reste de mon weekend se passerait tout aussi bien ou presque… et ce fut le cas.
PROLOGUE ES 1
Nous le savions, le prologue allait être difficile pour tous. Sur place, cela se confirmait, il y avait déjà des abandons alors que nous avions un petit numéro !
Là, je partais donc très concentré et tout se passa bien, malgré que nous fumes ralentis par la sortie de la seconde Sub N12 engagée sur le rallye. J’annonçais les notes qu’il se devait, puis le jump… en une fraction de seconde « on a décollé ? » puis à la fraction seconde, l’auto atterrit et se tort doucement, on a jumpé ! Puis, nous avions rattrapé le concurrent précédent lors du dernier kilomètre .Malheureusement, ce dernier km était un réel champ de bataille, caillouteux et poussiéreux… Nous ne pûmes pas doubler le concurrent. Etant dans le dernier km de l’ES, j’en prévenais Eric qui fit ce qu’il pu pour finir l’ES au cul du concurrent roulant au ralenti. A la fin de l’ES, Eric me tendait la main, satisfait de lui, de moi, de nous. J’étais rassuré, j’avais été dans le coup dès la première ES. Pour moi qui avais à cœur de briller pour mon premier rallye en N4, je n’étais pas mécontent de cette poignée de main : j’avais au moins su gérer la première ES, moi qui ait l’habitude de dire en déconnant, « la pression, je ne la subis pas, je la bois », j’avais là une petite pression avant le début du rallye… Mais l’arrivée de cette première sans encombre de mon côté me rassurait et me rendait plutôt confiant pour la suite des évènements. Nous étions deux de classe à huit dixièmes de Chrétien, reléguant Hanquiez à 11 secondes après sa sortie de route.

ES 2 et 3
L’ES de la veille s’était bien passée pour nous, du moins dans le rythme, les notes, l’attaque, malgré le fait que nous avions rattrapé le concurrent parti devant nous durant le dernier kilomètre. Nous avions passé une bonne soirée et une bonne nuit chez Eric, tranquillement et avions retravaillé les notes après une petite bouffe sympa. J’étais donc plutôt serein, même si les ES ne me plaisaient pas plus que ça, sans qu’elles ne me déplaisent non plus. Bref, j’attendais d’y être…
Dès la première ES de la journée, je restais totalement concentré, les yeux rivés sur les notes, comme la veille au soir. L’ES se passait bien et je n’entendais pas Eric me dire les « oui » qu’il aurait du faire si j’avais été à la bourre dans les notes. Première satisfaction. Mais lors du dernier freinage de l’ES pour une épingle gauche avec un freinage aveugle, Eric freinait bien, à la bonne distance mais « trop bien » ! En effet, en freinant trop droit, cela ne lui permettait pas de mettre l’auto dans l’axe du virage et il dut terminer son freinage dans l’axe de la route, ce qui était ni plus ni moins qu’un tout droit… Arrêtée à 50 cm du talus, la Sub calla alors que nous n’étions qu’à 50 mètres du flying finish, ce qui fut rageant ! Je regardais ma montre et les secondes tomber… ding… ding… ding… 10 secondes perdues !

Lors de la deuxième ES du rallye, le tableau de chasse était donné ! Nous partions à 8 dixièmes de l’équipage Chrétien au matin, et avions perdus 10 secondes dès la première ES du matin ! Derrière, nous ne savions pas quel chrono avait réalisé l’équipage Hanquiez/Mordacq, malgré leurs 11 secondes perdues la veille au soir. Nous savions que Chrétien et Hanquiez allaient être nos concurrents directs. Bref, c’était ni plus ni moins que du Banzaï qu’il fallait sortir là ! Nous attaquions donc, l’ES se passait bien mais nous perdions du temps lors du passage à l’épingle de Questrecque, comme pas mal de monde en N4. Nous faisions là le meilleur temps de classe, infligeant 3 secondes à Chrétien père et fils.
A l’arrivée au regroup, c’est dans une ambiance bon enfant que nous travaillons avec les copilotes Gwen Le Poec (Mortier) ou Antoine Brulé (Vanson) à s’échanger les temps ou à aller les chercher sur le net, merci la 3G ! Je recevais alors un sms de l’ami Jo Mordacq : c’était pour eux l’abandon sur un problème de transmission. Voilà un de nos concurrents directs en N4 qui était hors jeu ! Il nous fallait maintenant aller chercher Bruno et Arnaud Chrétien, à 6 secondes. S’en suivait un sacré bon moment avec tous les équipages de tête, en terrasse à boire un verre sous le soleil boulonnais avant de repartir pour la (déjà !) dernière boucle du rallye.

ES 4 et 5
Nous étions là dans la dernière boucle du rallye. En groupe N, Vanson était intouchable, notre boulette du matin et le concurrent rattrapé lors du prologue ne nous aidant pas à aller le chercher. En N4, Chrétien était à 6 secondes, et nous ne comptions pas lui laisser la classe ainsi ! Sans se l’avouer, sans en parler, Eric et moi avions l’objectif d’aller le chercher !
Lors de la première ES, tout se passa bien et je commençais à réellement prendre mes repères dans l’auto. Non pas que j’étais pomé avant, du tout même, mais j’étais maintenant beaucoup plus cool mais toujours concentré. Eric le sentait et m’en fit part dès l’arrivée de l’ES. En effet, j’avais pu lever les yeux et profiter de certains passages tout en envoyer les notes. Quel régal de sentir l’auto vivre, se dandiner de courbe en courbe. Eric envoyait là du lourd et je prenais mon pied à sa droite ! L’auto marchait du feu de Dieu et son comportement « ça tient mais en glisse » était un régal total !
Avant la dernière ES, nous avions 6 dixièmes d’avance sur Chrétien. Chacun des deux équipages avaient en tête une seule chose : la victoire ! Nous étions en tête mais il fallait confirmer la chose. Nous roulions à la banzaï, proprement mais efficacement, creusant l’écart à 3 secondes sur Chrétien ! Je me régalais à annoncer les notes dans un rythme posé, je prenais littéralement mon pied, c’est tout simplement bon… Et c’était là la victoire de classe ! L’objectif était atteint : Eric souhaitait marquer sur ce rallye un maximum de points pour valider sa qualification à la Finale. Nous visions le podium de classe et ce fut la victoire, parfait ! Nous terminions donc en tête de classe N4, deux de groupe N (well done à Vanson et son codriver Antoine !) et à une correcte 9ème place au général avec… 2 dixièmes d’avance sur Eddy Delair.

J’étais là très heureux de remporter cette victoire de classe, la classe N4 que j’aime tant, vous savez, les plop plop ! D’ailleurs, la Sub… whouahou quelle auto ! (J’entends Yannou qui jubile !) Stevie Nollet, habituel copilote d’Eric m’avait prévenu, cela poussait tout autant que la Celica GT4, autre auto (et baquet) que nous avons aujourd’hui en commun. Et je ne fus pas déçu ! L’Impreza WRX STI N12B est une véritable voiture de course, qu’on ne vienne pas me dire que ces groupe N n’en sont pas ! L’auto pousse totalement, le châssis se dandine un peu, mais la glisse est très progressive et non violente. L’Impreza est moins violente que la Celica GT4, normal vous me direz, logique différence entre une Groupe N et une Groupe A mais à titre de comparaison, je trouvais le châssis de la Sub plus rigide que celui la Lancer Evo 8 MR mais moins que celui de la Celica GT4. Tandis que question moteur, la Sub était plus proche de la Celica que de celui de la Mitsu, qui est lui plus linéaire. Ce fut là une vraie N12B en provenance de chez Prodrive, autant dire que c’est… une Full Spec ! Gestion de ponts, procédure de départ (qui avait quelques ratés ce weekend) etc, un régal ! J’étais là comme un gosse dans cette bagnole propre, entretenue telle un bijou, soignée, avec une finition parfaite… A chaque fois que mon regard croisait le logo Prodrive, un sourire de satisfaction et de joie s’affichait sur mon visage… Au rayon des 4 roues, j’avais jusqu’à aujourd’hui en référence la Celica, mais j’ai bien peur que la japonaise de Mr Toyoda vient d’être détrôner en mon fort intérieur par la japonaise du Fuji Heavy Industries !
J’ai maintenant hâte de retrouver un tel baquet avec Eric à ma gauche, car réellement, il fut là, un de mes plus sympas et efficaces pilotes que j’ai eu en 4 ans de copilote.
Merci donc à Eric et sa famille.
Merci aux « frangins », l’équipe 2HP et Romain.
Merci à Delphine Brigaudeau. Grâce à elle, j’ai pu « foutre ma cagoule ! »
Merci à Maxence pour le sticker (il comprendra).
Merci à la famille, aux potes pour leur soutien.
Merci à vous d'avoir lu jusqu'au bout !
A bientôt,
Jean-Charles






