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Bienvenue chez Dino Rally Team, le p'tit site de Dino ! Vous retrouvez ici infos, photos, résumés de rallye vus du baquet de droite ou du bord des ES, pensées, coups de coeur ou coups de gueule... Tout !

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Entre l'Asturias et le SanRemo chez Peugeot BeLux Kronos

Peu avant ce cinquantième Rallye du SanRemo remporté par Giandominico Basso, (le scratch en pdf)  l'équipe Peugeot BeLux Kronos était présente au rallye Principe de Asturias, comptant pour l'IRC. Rallye  lui aussi remporté par l'Italien Basso, où l'équipe Belgo-Luxembourgeoise montait sur le podium du rallye, avec Vouilloz & Klinger et Loix & Buysmans aux 2 et 3èmes places du rallye (le scratch en pdf). Entre ce Principe de Asturias (Espagne) et SanRemo (Italie), s'écoulaient quinze jours. Quinze jours un peu moins même, de course dans la course,  de logistique, de mécanique, de vérifications en tous genres. Voici ainsi le communiqué de presse publié par Nicolas Vouilloz sur cet entre-deux-rallyes. Prudence tout de même dans la lecture, il s'agit d'un communiqué de presse... mais la chose est très intéressante.

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RALLYE SAN REMO: L'équipe Peugeot-BeLux, vingt-huit personnes pour la victoire

Samedi 13 septembre. Il est 16h30. Les deux 207 S2000 de l’équipe Peugeot Belgique- Luxembourg quittent sous les applaudissements le parc d’assistance d’Oviedo pour rejoindre le podium d’arrivée. Les mécaniciens se congratulent en souriant.  Les deux nouveaux podiums conquis au rallye Principe de Asturias permettent à Nicolas Vouilloz et Freddy Loix de monopoliser les deux premières places au classement « Pilotes » de l’IRC. Les effusions ne se prolongent pas : priorité au travail. A 20h, l’endroit doit être totalement évacué. En trois heures et demi, il s’agit de ne pas traîner pour s’emparer des outils, des roues, des pneus, démonter les tentes et tout ranger dans les véhicules.  Le matériel est transporté par un semi-remorque, un camion de 19,5 tonnes avec remorque et une camionnette Peugeot Boxer qui emporte les pneus. Les autres engins qui se déplacent de rallye en rallye sont les deux voitures de reconnaissances des équipages – deux Peugeot 206 HDi – et les deux Peugeot Expert Tepee utilisés par les mécaniciens et le service météo. Souvent, un camion, une remorque et deux véhicules  d’accompagnement supplémentaires entourent la voiture-soeur aux couleurs BFGoodrich. A cinq reprises au cours de l’année, ce partenaire de l’équipe Peugeot Belgique-Luxembourg aligne directement sa propre 207 S2000. -« Lorsque les épreuves ne se déroulent pas trop loin en Europe, une bonne partie de nos hommes se rend sur les rallyes par la route, explique Pascal Rouard, le coordinateur du team. Nous économisons de la sorte un bon nombre de billets d’avion et les mécanos préfèrent: ils sont entre eux. »

L’IRC (Intercontinental Rally Challenge) est l’objectif 2008 numéro un de l’équipe Peugeot Belgique-Luxembourg. Le calendrier des épreuves n’est pas d’une régularité parfaite. Il y a eu une seule course en avril, une en mai et une en juin, mais deux manches se succèdent à quinze jours d’intervalle en septembre : le Principe de Asturias, en Espagne, du 11 au 13 septembre, et le Sanremo, en Italie, du 25 au 27 septembre. Entre deux rallyes, les deux 207 S2000 rejoignent obligatoirement les ateliers de Kronos. Basée à Naninne, au-dessus de Namur, la société est chargée de la préparation et de l’assistance des voitures en course. -« En fonction de la situation au classement de l’IRC et de l’importance du Sanremo pour le résultat final, il a été décidé d’ajouter une séance d’essais sur le terrain avant le départ de la manche italienne, soit le lundi 22 septembre, détaille Pascal Rouard. Ce n’était pas prévu et cela a modifié tout notre planning. »

Dimanche 14 septembre au matin, les camions quittent Oviedo pour faire étape à Angoulême et rejoindre Naninne le lundi 15 septembre en fin d’après-midi. Samedi 20 septembre, ils reprendront la route vers le sud, avec une étape à Lyon afin d’atteindre Sanremo dimanche 21 septembre au soir. Le timing est serré. Aucun grain de sable ne peut enrayer la mécanique.

-« Quand nous en avons la possibilité, nous consacrons dix jours à la révision totale de nos voitures. Cette fois, nous n’en avions que quatre et nous avons dû « faire avec », révèle Marc Van Dalen, directeur sportif de l’équipe Peugeot Belgique-Luxembourg.
Heureusement, les autos sont revenues intactes. Aucun « bobo » n’a compliqué notre travail. Tout aurait été beaucoup plus délicat si une d’entre elles avait été accidentée. »

Remise à neuf

Le team se donne les moyens de vaincre, mais aucun gaspillage n’est autorisé. Par exemple, il n’y a pas de voiture de réserve. A la fin de la saison, les deux 207 S2000 auront chacune participé à la totalité du programme. A chaque retour à l’atelier, le rituel est immuable. Il débute par le « set down ».

-« Chaque voiture est posée en l’état sur une dalle de mesure sur laquelle toutes les dimensions idéales sont indiquées. Ses réglages sont vérifiés au millimètre près. On regarde ce qui a bougé, soit à la suite de chocs, soit en raison de modifications décidées pendant le rallye par l’équipage et son ingénieur. »
Mardi 16 septembre au matin, chaque 207 S2000 de retour du rallye Principe de Asturias est installée sur sa dalle. Après plusieurs heures d’un travail de bénédictin, elle la quitte aux environs de midi pour retrouver son poste de travail, où son déshabillage est entamé.

-« Le moteur, la boîte, les suspensions, les transmissions, la direction, les freins... Tout est enlevé et part dans nos labos. Nous effectuons toutes les révisions nous-mêmes, sauf pour les moteurs, qui sont confiés à une société spécialisée. Celui de la voiture de « Nico » a été renvoyé en urgence chez Sodémo. » Le 16 septembre au soir, le moteur part pour la France. Quarante-huit heures plus tard, il est de retour.

-« Les moteurs sont prévus pour couvrir 1200 km à allure course entre deux révisions. Cette fois, nous avons eu une petite alerte qui nous a conduits à demander une vérification. » Ce n’est pas le moment de risquer un abandon pour une cause qui peut être évitée. -« En fonction du timing, exceptionnellement, les sièges et le tableau de bord sont restés en place », précise Van Dalen. La durée du démontage est ainsi réduite à une demi-journée. Du mercredi 17 au matin au jeudi 18 au soir, la révision proprement dite se poursuit à un rythme intense pendant une journée et demi. Quatre mécaniciens travaillent sur chaque voiture. Les autres sont dans les labos.

-« Certains éléments ont des durées de vie précises. D’autres sont remplacés systématiquement. Les techniciens ouvrent les boîtes, les ponts, les roulements. Tout est vérifié, regraissé et remonté « à l’état neuf », peut-on dire. C’est ainsi qu’on réduit les risques de défaillance mécanique. Pendant ce temps-là, sur l’auto, les mécaniciens vérifient millimètre par millimètre le câblage électrique, les canalisations de freins, les liaisons radio et téléphoniques, toutes les connections, tous les capteurs, etc. En rallye, nos Peugeot subissent des conditions extrêmes. Elles résistent à des chocs incroyables ! Elles sont d’une solidité à toute épreuve, mais cela n’empêche pas de tout contrôler. »

Jeudi 18 septembre, la reconstruction des voitures commence au début de l’après-midi
pour se terminer vingt-quatre heures plus tard. Vendredi 19 à midi, les deux 207 S2000 retrouvent leur dalle de mesure pour un « set up » qui se prolonge jusqu’au soir, moment de l’embarquement dans les camions. Le départ est prévu le lendemain à l’aube.

Ensemble, nous sommes plus forts !

En moyenne, sur un rallye, l’équipe Peugeot Belgique-Luxembourg est forte de 28 personnes. Il y a le directeur sportif, Marc Van Dalen, et le coordinateur, Pascal Rouard. Les équipages, Freddy Loix – Robin Buysmans et Nicolas Vouilloz – Nicolas Klinger, ont chacun leur ingénieur: Jean-Pierre Debacker pour l’un, Thomas Chevaucher pour l’autre. Un systémiste s’occupe de toutes les voitures. Il s’appelle Christophe Anciaux. Tout le monde le connaît sous le surnom de « Fino », une appellation qui lui va comme un gant. Le finaud « Fino » est arrivé chez Kronos pour « nettoyer les jantes », comme on dit. Il s’est spécialisé en informatique sur le tas. Aujourd’hui, il gère toutes les acquisitions de données.

Chaque 207 S2000 est chouchoutée par un chef de voiture et trois mécaniciens. En théorie, le chef de voiture est responsable de ce qui se trouve sous le capot, à commencer par le moteur. Un mécanicien s’occupe du train avant gauche, un autre du train avant droit et le dernier de l’arrière. En pratique, les rôles évoluent en fonction des besoins. En cas d’urgence, il arrive que presque tous les mécanos de l’équipe travaillent ensemble sur la même voiture.

Chaque 207 S2000 a son « responsable pneus ». Celui-ci est chargé d’amener les pneus, de les enlever, de les marquer suivant le règlement, d’en retailler la bande de roulement en fonction des conditions climatiques et des souhaits de l’équipage, etc. Un conseiller technique est détaché par Peugeot Sport auprès de l’équipe Peugeot Belgique-Luxembourg. Un autre est fourni par BFGoodrich. Un motoriste est envoyé par Sodémo. L’équipe météo est dirigée par Jean-Pierre Mondron. Elle compte deux assistants. Philippe Petit est le kiné des équipages, des mécanos et de tout qui a besoin de ses talents. Reste à ajouter le chargé des communications avec la presse et la responsable des manifestation extérieures de Peugeot Belgique-Luxembourg et vous avez la liste complète des vingt-huit personnes, aux compétences bien diverses, qui portent les 207 S2000 jusqu’au succès. On oublie quelque chose... C’est qu’il faut les nourrir, ces vingt-huit personnes. Originalité : l’équipe Peugeot Belgique-Luxembourg fait appel pour chaque rallye à un traiteur local. -« La qualité est peut-être un peu moins constante, mais c’est plus varié et on a la possibilité de goûter aux spécialités du pays, sourit Pascal Rouard. Pour le chef et les cuistots, le boulot n’est pas simple, car les souhaits des équipages, des mécaniciens et des invités et autres VIP ne sont pas les mêmes. Pendant le rallye, les pilotes et copilotes se nourrissent de produits simples et sains. Essentiellement des pâtes blanches. Ils mangent peu, mais souvent. Les mécaniciens ont besoin de plats nettement plus consistants. Les variations locales sont plutôt réservées aux invités. » Le travail du coordinateur est de veiller à tout. -« Mon métier est plus précis que complexe, poursuit Pascal Rouard. Il faut prévoir le maximum de choses... car il y a toujours de l’imprévu. Celui-ci réclame une réponse rapide et adaptée. Les règlements ne sont pas les mêmes partout. Il faut que chacun sache avant le départ comment se comporter. Je m’occupe aussi des billets d’avion, des voitures de location, des hôtels. Je contrôle l’organisation des déplacements de chacun. On travaille toujours et en même temps sur deux ou trois rallyes à la fois. Il faut savoir faire des « cases dans son cerveau » sous peine de s’y perdre. »

Tout cela pour rassembler au même endroit pendant une semaine, une dizaine de fois dans l’année, une petite trentaine de personnes aux talents divers. Entre elles, la synergie est créée. Elle est canalisée vers un seul but, la compétition et son indispensable corollaire, la victoire.

[ Communiqué Peugeot-Belgique-Luxembourg ]



Voilà donc la vie d'une équipe officielle entre deux manches de l'IRC... timing réduit.

A bientôt,
Jean-Charles
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J
Génial ! C'est super de pouvoir lire un truc comme ça ! Ils n'ont pas vraiment le droit à l'erreur tellement ils sont sur le fil... (0_0). En tout cas, chapeau bas.
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